jeudi 10 mai 2018

Oui, je n'ai pas encore 30 ans.

Comme tu le sais (ou pas d'ailleurs!), j'ai 29 ans. 29 ans et demi même, puisqu'en novembre j'en aurais 30 (chut. Je le vis mal. J'aurais 29 ans jusqu'à minuit 20 et 59 secondes XD). Bref. J'ai pas encore 30 ans quoi.

Et pourtant, aussi bizarre que ça puisse paraître, SAIS que je ne voudrais plus d'enfant après Petit Astre. Je le sais, je le sens, au fond de moi. Ce bébé viendra compléter notre famille parfaitement. Et avec mon compagnon, nous sommes d'accord là-dessus. Quatre enfants, (en 6 ans et demi, n'oublions pas ce détail), ça nous suffit. Nous les avons toute l'année, tous les jours, nous ne pouvons pas les faire garder, avoir du temps pour nous seuls... Quatre, c'est suffisant.






Alors qu'on vienne me dire " Tu peux pas savoir. Tu verras. T'es jeune" ... Non, je n'accepte pas. Parce que c'est condescendant. Parce que c'est pas bienveillant. Parce que je suis peut-être jeune, mais je suis pas non plus un lapin de 2 jours. La jeunesse n'a pas l'apanage de l'indécision. Et la vieillesse celle de la sagesse.

Alors évidemment, je ne sais pas ce que la vie me réserve. Qui le sait ?! Mais je sais une chose : ma famille est au complet, mon corps a donné en terme de grossesses (8 si tu comptes bien, j'en reparlerai), en terme de fatigue. J'ai sacrifié mes études, mon temps libre, mes envies, mon sommeil, mon couple, mes amies parfois. J'ai envie, à plutôt court terme (je vise 3 ans, quand tout le monde sera à l'école), de pouvoir faire des choses pour moi et pas uniquement sur les temps de sieste... aléatoires ! Retrouver l'homme avec qui je vis et pas seulement quand tout le monde est couché. Parler à nouveau et pas seulement couches. Pouvoir écrire .... Alors oui, j'ai réussi à écrire 1 livre presque et demi. Mais ça reste des conditions de travail particulièrement difficiles. J'ai besoin de me retrouver. De retrouver mon corps. De retrouver mes neurones aussi, aussi bizarre que ça puisse paraître !

Je suis jeune, mais pas stupide. Qui peut dire mieux que moi ce que je veux, ce dont j'ai envie ?
La seule personne qui pourrait me dire quelles sont mes envies profondes, aura porté mes chaussures toutes ma vie. Mes douleurs. La difficulté de mon parcours. C'est pas parce qu'on est jeune qu'on n'a pas vécu. Je n'ai pas encore 30 ans, mais je sais que la vie n'est pas un long fleuve tranquille. Je sais qu'elle nous réserve des surprises, bonnes comme mauvaises. Je sais que ce que je veux aujourd'hui ne sera pas forcément ce que je voudrais demain. Et ne se réalisera pas forcément uniquement parce que je le veux de toutes mes forces.

Mais quand je dis que c'est ma dernière grossesse, je le sais, je le sens, c'est la dernière fois que je porte la vie au creux de moi. J'adore hein, être enceinte, avoir un mini bébé dans les bras, sniffer cette odeur... et par dessus tout accoucher. Mais je ne me sens pas de recommencer. 4 enfants à pas 30 ans, c'est honorable, je laisse mon tour à d'autres (je compte sur ma soeur pour en faire encore au moins un que je pourrais sniffer et à mes copines irl qui n'en n'ont pas encore ! parce que les bébés des autres, ce qui est bien, c'est qu'après, ils les récupèrent en fait... x))  Quand mon test m'a dit que j'étais enceinte, j'ai su tout de suite que c'était la dernière fois. Je me suis même demandé si c'était pas "l'enfant de trop", si je faisais pas une bêtise, parce que nous avions enfin trouvé un équilibre avec ce petit Arc-en-ciel qui a été si difficile à comprendre. Tout a eu un goût de dernière fois, un peu malgré moi, dans le sens où c'était pas une décision que je prenais mais vraiment un sentiment profond. J'étais complète. Je ressentais pour la première fois cette satiété de maternité. Et la suite, avec l'hospitalisation, l'inquiétude... non, je ne me sens plus de revivre tout ça. Et je suis en paix. J'avais peur que cette limite de 4 imposée par mon compagnon ne me rende malheureuse. Mais non. Je suis en paix avec cette décision prise à deux finalement. Je suis heureuse de me dire qu'à mon mariage l'an prochain, j'aurais tous mes enfants près de moi.

Je veux retrouver des nuits potables un jour, cesser de m'inquiéter de ce que je mange, du moindre pet de travers, et puis tout simplement, je veux pouvoir donner assez d'attention à chacun ce qui n'est déjà pas forcément le cas avec Arc-en-ciel qui est plus demandeuse que les deux grands.


Cette petite vie qui sera mon nombril sera la dernière à le déformer, et je suis en paix avec ça.

Bonne journée, je t'embrasse !

PS : Oui, ce billet fait suite à des remarques répétées. Oui, j'ai dit tout ça à la personne concernée. Oui, j'ai besoin de vider mon sac parce que je suis en colère. Non j'ai pas honte. Et non, je ne dirais pas qui est cette personne.

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vendredi 13 avril 2018

[Grossesse] Prise en otage

Depuis mardi, j'étais persuadée que je pourrais enfin profiter de ma grossesse parce que j'avais enfin réussi à supprimer cette douleur permanente, en même temps que ma dent. Les nausées qui m'avaient gâché le tout début sont sous contrôle depuis bien longtemps... Bref, tout s'annonçait enfin bien pour la première fois depuis le début de cette dernière grossesse.





La vérité c'est que depuis hier, je suis tétanisée et en colère. Une colère noire même. Et cette envie de pleurer qui me lâche pas. Je tourne en rond. Et j'ai besoin d'en parler. Mais à qui ? Bah ici, ça sera déjà pas mal, faute d'avoir quelqu'un pour déverser ma rancoeur et qu'enfin on m'écoute...

 Hier, j'ai eu ma "dernière" échographie. J'ai pu voir petit astre. Normalement, ces moment-là, je les passe avec des étoiles dans les yeux. J'adore les écho. Découvrir mon bébé, voir son petit profil, ses petits pieds, ses petites mains... Soupirer de soulagement en voyant que tout va bien pour lui. Mais hier non. Hier, je n'avais qu'une envie. Me rhabiller et partir. Parce que j'ai appris que j'étais officiellement estampillée "diabète gestationnel". Depuis le début on me dit "mais non, juste on surveille". Sauf que je ne suis pas dupe, j'avais bien compris, déjà, hein. Sauf qu'hier, la gynéco me l'a dit texto. Parce qu'une prise de sang était "limite" sauf que. A jeun, la glycémie chez la femme enceinte est normale si elle est inférieure ou égale à 0,92. Devine combien j'avais sur CETTE pds ? Ouais, hein. Que TOUS les examens soient normaux depuis ? On s'en fout hein. les dextro aussi ? Ouais mais ça compte pas ! La fructosamine, la glycémie à jeun ? Ouais mais la première était juste hein. Paraîtrait que c'est "bien" parce que ça veut dire qu'il est "maîtrisé"! Mais rien n'est maîtrisé du tout bon sang ! Je n'ai pas vu de diététicien parce que je sais ce que je dois manger, hein. Juste j'ai pas envie. Je goûte avec les enfants. Je mange parfois des bonbons. Je mange plein de fruits et bois même du jus de fruit. Bref, je mange comme d'ordinaire. Voire un peu moins bien, parce que ces derniers mois, avec la douleur permanente, faire la cuisine, c'était étrangement pas ma passion. Bref "maîtrisé". Viens, je rigole !

Je me sens prise en otage. Cataloguée. A tel point que cette nuit, j'ai rêvé que j'étais juive pendant la montée de l'antisémitisme. Alors ouais, mon esprit va loin, hein, éveillée, bien évidemment que je ne comparerais pas ma vie à ce qu'eux ont vécu. Juste que les images que mon subconscient m'envoie sont assez claires quand même. 

Non, parce que pour Arc-en-ciel, j'étais suivie dans cette maternité déjà, et j'avais été vraiment ravie. Ca changeait de mes autres suivis qui n'avaient pas été vraiment bienveillants. Là, c'était doux, c'était rassurant. Et même pas deux ans après, je me sens malmenée, enfermée dans une case dans laquelle je n'ai rien à faire et qui conditionne tout. Mon suivi (bah, quand on te parle uniquement glycémie et qu'on omet de te prescrire du fer alors que t'en as clairement besoin, voilà quoi, hein) et ça conditionnera mon accouchement également, j'en suis sûre. Parce que comme pour Doudou : on ne me croit pas. Mais m'a-t-on prescrit le test HPGO ? Que nenni ma bonne dame. Il pourrait me donner raison. Mais je pense le réclamer à la prochaine visite. J'ai oublié hier, tellement j'étais énervée (après avoir en prime attendu 1h40 sur une chaise dure comme du plastoc). Honnêtement, que je compare mon suivi à celui que j'ai eu pour Doudou en dit long sur mon degré d'insatisfaction... étant donné que ça a été le pire du pire !

J'ai tellement envie de pleurer depuis hier. Je me sens prisonnière : j'ai toujours voulu un accouchement à domicile, mais pas Papa Canard. Et il pense toujours que c'est plus risqué. Sauf que je me sens prisonnière de l'hôpital et autant je lui accordais parce que j'avais été bien dans cette maternité en 2016, autant j'ai plus du tout envie d'y mettre les pieds, là, maintenant. Je n'ai plus envie de voir cette femme. Je n'ai plus envie de voir une structure. Je veux mettre mon bébé au monde comme je le souhaite, sans qu'on m'impose des choses qui ne me correspondent pas et dont je ne veux pas. Comme la péridurale, que la gynéco veut à tout prix que j'ai parce que j'ai un utérus cicatriciel, qui pour rappel a fait naître, 22 mois après une césarienne, une petite bullette minuscule de 4,650 kg et 55 cm, puis 3 ans après une crevette de 3,915 kg et 52 cm. En clair : il a largement fait ses preuves, j'ai envie de dire !


Je me sens triste, paniquée, prise en otage. Pour la première fois depuis le début de ma grossesse, je ne rêve pas de l'accouchement. Non, il m'effraie. J'ai peur d'aller à l'hôpital....

Bonne soirée, je t'embrasse.
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mercredi 11 avril 2018

Le dentiste [j'avais peur, et c'était pas si pire!]

Le dentiste et moi, c'est pas, comme beaucoup, une longue histoire d'amour ou de désamour. En fait, j'en avais jamais vu un seul jusqu'à mes 21 ans. Ouais. Pas de carie, une mère qui ne voit pas l'utilité d'y aller si y a pas de soucis... Bref, la première fois que j'y ai été, j'étais à la fac et j'avais un abcès. Coucou les dents de sagesses qui poussent douloureusement !





Elles ont commencé à me faire souffrir sporadiquement vers mes 15 ans (ces connasses). On est d'accord, il aurait fallu les enlever à ce moment-là, mais bon, ça n'a pas été fait. A 21 ans, donc, j'ai pris rdv parce que j'avais suuuuuper mal. Le dentiste me dit alors que je dois les faire enlever. J'acquiesce évidemment. Mais on est en octobre, au retour des vacances, et rien ne sera possible avant les vacances de décembre du coup. Sauf qu'en décembre, devine quoi ? Un joli + sur un test de grossesse m'annonce que Doudou a pris ses quartiers. Bon, bah ça sera pas pour maintenant, du coup. Tant pis, de toute manière, je n'ai plus mal !
Régulièrement, au cours des années suivantes, j'ai mal, mais pas plus que d'ordinaire. Ca va et ça vient, comme ces dernières années, au gré des poussées dentaires (comme les bébés, uiui x)) Dernière poussée dentaire, Arc-en-ciel a un mois. Un abcès encore me mène chez le dentiste, traitement anti-bio et tout le tintouin, avec un joli "va falloir les enlever hein". Oui je sais. Mais je ne sais pas où aller, j'ai un mini bébé... Bref, que d'excuses parce qu'en vrai j'ai la trouille.
Mais y a un an (tout pile, c'est fb qui me l'a rappelé ce matin x)), nouveau rdv chez le dentiste pour une douleur toute autre cette fois. Une douleur dans l'incisive en bas, qui me prend tout le côté droit du visage, descend dans le menton, une horreur quoi. J'en arrive à ne pas dormir la nuit, une torture. Le dentiste me dit que ce n'est pas l'incisive qui est saine, mais une de mes dents de sagesse en haut, sûrement, qu'il faut enlever. Je ressors avec simplement une radio de la bouche à faire, et un " rapportez-la moi quand elle est faite, je vous rappelle". Je fais la radio. Je l'apporte. Deux jours plus tard, je rappelle. La secrétaire me dit qu'il me rappelle. Une semaine plus tard, sans nouvelle, je rappelle encore. Il me rappelle dès qu'il est dispo. Au moment où j'écris, t'auras bien compris : j'attends toujours cet appel !
Mais bon, la douleur s'étant calmée, je passe à autre chose. Ca revient parfois, mais bon, ça passe. Puis je tombe enceinte. Et malade du même coup. Mes dents ne sont plus mon principal soucis. Je vomis tellement ! Mais fin novembre, je recommence à avoir mal et me rends compte qu'une de mes dents de sagesse est dans un sale état. Décembre, elle se brise, j'en perds la moitié. Je tombe dans une colère folle envers le dentiste que j'ai vu en dernier et qui ne m'a pas soignée. D'autant plus que la douleur devient terrible. Je n'ai plus un instant de répis. J'ai mal, j'ai honte (oui, moi qui ait toujours eu de jolies et fortes dents, j'ai une dents totalement cassée, c'est TROP LA HONTE), et surtout je suis inquiète, j'ai vraiment peur que ça s'infecte. Je finis par trouver un nouveau dentiste (bah oui, hors de question que je revois l'autre). Je sors de son cabinet en pleurant : ma dent est toujours en place, enceinte, je tourne au paracétamol (alors que vraiment la douleur est à se taper la tête contre les murs, ne me laisse aucun répis même la nuit...), au glaçon et au bain. Il me donne cependant une lettre pour le stomato (qui selon tous les dentistes rencontrés sera le seul apte à enlever ses monstres inatteignables), me dit de récupérer ma radio (parce qu'enceinte, même avec un tablier c'est bof et puis j'en ai déjà fait une quoi!). Ce que je fais dans la foulée. Le dentiste aura refusé de sortir de son cabinet, je pense qu'il savait à quoi s'attendre, hein. Il va d'ailleurs recevoir un très joli courrier relatant comment son incompétence et son manque de professionnalisme a niqué presque 1 an de ma vie !)
Bref, une fois des problèmes administratifs réglés, je choisis ENFIN le centre où je me ferais enlever ma dent. (J'avais tellement peur que je ne savais pas me décider. Je me suis lancée un jour après m'être fait gronder comme il faut par ma douce amie Torhia du Bosquet >.<). J'ai du repousser la date de 15 jours ensuite, faute d'avoir quelqu'un pour m'accompagner et récupérer les enfants.

Le rendez-vous était mardi dernier. Stomato au top, qui prend en considération ma grossesse pour l'anesthésie, m'explique tout ce qui va se passer, me rassure parce que j'ai juste méga peur. Me dit même que la dent lui posera pas de soucis (ce qui me soulage parce que c'était pas une évidence vu ce que les dentistes m'ont toujours dit !). Je ressors quand même avec ma douleur... mais un rdv pour la semaine d'après (hier donc). Je l'ai menacé de pleurer si j'avais pas un rdv rapidement en fait (et j'étais au bord des larmes, j'aurais exécuté ma menace XD). Encore une loooongue semaine à souffrir en perspective (bon, finalement j'ia souffert oui, mais la semaine est passé vite, comme toutes les semaines en cette fin de grossesse!).

Avant-hier, j'ai donc été malade. Je pensais que c'était un virus genre gastro. Mais comme j'avais plus rien en sortant de l'hôpital alors que j'étais patraque en arrivant, je mise sur le stress ^^'. J'ai choqué les infirmières avec mon gros ventre et ma tête de bébé... encore plus quand elles ont su que j'en avais déjà 3... mais elles étaient moins étonnées quand elles ont su mon âge x) (mais toujours admiratives d'en avoir bientôt 4, et "que" 29 ans x))
Elles m'ont mises très à l'aise avant l'arrivée du stomato, elles étaient adorables. Bon, j'ai du enfiler une blouse dans laquelle mon ventre passait pas mais bon x)
Puis le stomato est arrivé. Le stress monte, malgré ses jolis yeux verts (bah quoi?!). Il est toujours aussi doux et rassurant. L'anesthésie, que j'appréhendais beaucoup se passe bien sur ses conseils de respiration. J'ai pas franchement apprécié, hein, faut pas se leurrer, mais j'ai pas eu mal comme je pensais. Un peu, mais ça va.
La dent en elle même.... Bah j'ai couiné pas mal quand même. Il m'a même dit que je le stressais si je lui criais dessus ^^'. Bah ui, mais j'ai mal aussi ! (je pense que l'anesthésie pour les femmes enceintes est moins puissante donc la douleur est encore un peu là. Pas entière, mais aïe quoi). Et il me sort  en rigolant "Moi qui pensais que les femmes étaient plus costaud à la douleur!" " faut défaire les clichés!" "ouais mais celui-ci est cool quand même!" "je suis ENCEINTE!" (on a les arguments qu'on peut =D). Oui, oui, je parlais avec un aspirateur dans la bouche (à demi anesthésiée) et une pince, oui. Je devais donc pas souffrir le martyr de ouf, hein x). Il a fait une pause, en espérant que l'anesthésie fasse un peu plus effet, mais finalement, pas bien plus après. Mais l'intervention a duré 5 min (en comptant la pause hein). Donc j'ai pas souffert longtemps même si je me suis relevée avec des larmes sur le visage ^^' (en disant que je préférerais accoucher mille fois... XD "présentez moi celui qui vous fait accoucher si vite!" oh ca va hein)

On m'avait prédit de grosses douleurs. Heu. J'ai eu un peu mal en sortant (bah ui, quand même) mais là je suis à +24h et j'ai pas mal. J'ai pas pris un seul paracétamol. J'ai dormi cette nuit. Je n'ai plus cette douleur lancinante h24. Bref, je revis vraiment.
J'ai pu voir ma dent après (je suis pas frileuse, j'aime bien voir ce qui s'est passé dans mon corps, même si c'est dégueux x)). Bah je comprends pourquoi j'ai douillé. C'est énorme ces saleté. Avec des racines.... >.< et elle était vilaine : il en manquait la moitié (je pensais qu'il en restait qu'un mini bout moi, de ce que je sentais dans ma bouche. mais trop pas. juste elle était planquée la saloperie). A mon grand soulagement, par contre, elle était pas noire comme je le redoutais (mais rappelle toi la honte toussa), elle avait juste une tête de dent moche et plus chez moi. CHAY. (j'ai envie de dire un gros mot qui commence par co et finit par nasse, tellement elle m'a fait souffrir!)

Bref, j'avais peur. Genre j'étais terrorisée. Je serais bien partie alors que j'étais sur la table (il m'a proposé le fourbe! mais je savais que je m'en voudrais).... mais je regrette pas d'être restée. 5min de sensation beurk pour la tranquillité infinie quasi immédiatement....! (en vrai je suis arrivée, pour une fois j'avais pas mal, je suis donc ressortie plus douloureuse qu'en entrant, mais le stress inhibe tout chez moi xD)


Bref, juste : merci à ce stomato qui m'a enfin soulagée et à son équipe. Ils ont été top ! D'ailleurs, je songe à les revoir (sous anesthésie générale, je suis pas folle!) pour enlever celles qui restent et qui manqueront pas de me faire chier ces prochaines années ! (les dents de sagesse sont là pour ça nan?!)


Désolée hein, fallait vraiment que j'écrive ce billet (trop long), pour exorciser la douleur que j'ai vécue ces derniers mois, ma colère face à l'autre incompétent, et ma gratitude envers mes sauveurs (rien que ça!)

Je t'embrasse, passe une bonne journée !
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vendredi 6 avril 2018

[Arc-en-ciel] Notre allaitement, la fin.

Comme depuis que j'ai décidé d'être maman, l'allaitement était pour moi une évidence. A peine née, elle a trouvé le chemin de mon sein et ne l'a plus lâché pendant de nombreux mois.
Pendant les 12 premiers, elle a partagé avec sa grande soeur, la Bulle, que j'ai sevrée à 4 ans. Elle a tendance à avoir un comportement de bébé, et j'avais le sentiment que téter entretenait ces comportements. Finalement, je sais pas si ça a changé quelque chose mais ça m'a laissé un peu plus de temps le sein rangé, sachant qu'Arc-en ciel a toujours été une accro au sein.
Ce petit soupir de contentement, ces yeux qui roulent, cette petite goutte de lait qui roule sur la joue... Le sentiment de la sentir à sa place quoi.
Elle a tété pendant 16 mois. J'aurais tellement aimé qu'elle tète plus, comme sa grande soeur qui n'a eu une "carence" de seulement 4 mois quand le lait s'est tari pendant que j'attendais sa soeur.

Mais cette dernière grossesse n'a pas débuté exactement comme je le voulais. Si tu me suis sur Instagram (ou qu'on est ami sur FB) tu sais que j'ai été hospitalisée pour hyperémèse. Genre tu vomis. Non stop. J'en pleurais. J'en pouvais plus. Je ne pouvais plus rien avaler sans le rendre, je ne pouvais même plus dormir. Et les enfants étaient en vacances, mon homme tout le temps au boulot... Ma soeur m'a donc embarquée direction l'hôpital qui n'a pas voulu me lâcher. J'y suis restée une semaine pour me remettre sur pied. Une semaine que j'ai mise à profit pour sevrer ma bébé. Parce que décidément, je ne pouvais plus.



Tu n'imagines pas la culpabilité que je ressens quand je pense à cette dernière tétée. Une tétée où j'ai commencé par refuser violemment, ne supportant pas le contact ni l'odeur de ma propre enfant, l'idée de sa bouche sur mon sein.... Où j'ai crié... et finalement cédé devant ses yeux remplis de larmes et d'incompréhension. Ce regard qui me serre encore le coeur en y pensant, plusieurs mois plus tard. J'essaie de me pardonner parce que je n'étais pas dans mon état normal. Mais c'est difficile en se disant qu'elle était si petite, qu'elle avait besoin de moi, et qu'elle s'inquiétait. Et que je n'ai réussi qu'à la rejeter. Mais que n'ai-je pas rejeté à cette période là ?! J'ai regretté d'être tombée enceinte. D'avoir "autant" d'enfant. D'allaiter. J'ai tout regretté en fait. J'ai peut-être même regretté d'être sur cette terre. C'est clairement une des choses les plus difficiles que j'ai vécue. Heureusement que Petit Astre a décidé de s'accrocher ! (je pense que la peur de le perdre a beaucoup joué sur mes nausées que j'ai encore régulièrement).

Bref, mon allaitement avec Arc-en-ciel s'est passé sans anicroche pendant toute sa durée. La fin a été compliquée... et c'était clairement pas de sa faute. Elle était cool : elle ne tétait pus la nuit depuis ses 10-11 mois (ce qui veut pas dire qu'elle ne se réveillait plus, hein, faut pas rêver!). Je n'ai eu qu'un seul engorgement/ canal bouché, pas de crevasse, pas de grève de la tétée.... Bref, un allaitement idyllique que j'espère pouvoir renouveler avec bébé ! Par contre, je ne pense pas qu'elle reprenne le sein après la naissance : elle s'en est totalement désintéressé... et c'est tant mieux, j'aurais mal vécu de devoir lui refuser !

Et toi, le sevrage, ça a été difficile ou naturel ?
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vendredi 23 mars 2018

Sans pression


Il y a un an, je "fermais" Rêves de Bulle. J'avais décidé de ne plus écrire dessus, jamais, mais de le laisser en ligne parce que je ne pouvais pas effacer ces textes qui font partie intégrante de ma vie et de mon ressenti de maman. Mais la pression que je me mettais était trop grande, et pour sortir du burn out dans lequel j'étais plongé depuis la naissance d'Arc-en-ciel, il fallait que j'élague. Que je me sente à nouveau bien avec moi-même, mes priorités et mes envies. Et le blog, c'était pour moi une pression latente et une culpabilité permanente parce que j'étais ce que j'appelais "une blogueuse en carton", qui écrit une fois 
l'an depuis 3 ans.

Ils ont tous beaucoup grandi, mais j'ai qu'une main pour mettre une image puisque la mini me chouine dessus. Alors je fais avec ce que j'ai x)


Sauf qu'en fait, j'ai envie d'écrire à nouveau, et autre chose que mon second tome (qui avance, oui oui!). J'ai envie de partager mes ressentis de maman, de femme enceinte, de femme tout court, d'ailleurs. Le burn out m'a lâché, pour longtemps j'espère, et j'espère réussir à ne pas me mettre la pression. Parce que j'écris pour le plaisir, pas pour avoir une quelconque audience, même si, oui, effectivement, les lectures et commentaires font plaisir, on va pas se mentir ! Je ne vais pas ré ouvrir la page, c'est inutile : les pages sont tellement cachées si elles ne paient pas...! Et comme j'ai pas envie de payer des follows.... et encore moins des fantômes, ma foi !
Bref, me voici de retour, sans pression j'espère, pour partager, comme avant, ce qui me vient, et surtout, quand ça me vient. Ptet souvent, ptet moins. Je ne promettrai pas un billet par jour, ni même un par mois.

Juste je serais là, quand le clavier me démangera !

Bonne soirée, je t'embrasse !
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