mardi 31 juillet 2012

Grossesse en express, et accouchement (bien trop long!)


J'avais dit qu'un jour, je raconterai mon accouchement, alors le voici le voilà !
Pour commencer le résumé rapide de ma grossesse :  Vraisemblablement, je suis tombée enceinte au environ de la mi-décembre. Depuis septembre, avec une amie, j'arrêtais pas de parler de mon envie de bébé, mais je savais qu'il était trop tôt, j'étais encore à la fac, en 2ème année, je voulais d'abord finir mes études. Au moins la licence, donc encore 2 ans (puisque c'était le début de ma 2ème année et qu'il y a une année après encore) et dans l'idéal le master, sont 4 ans. Et finalement, bah, juste après Noël, je suis devenue supra irritable parce que je m'inquiétais que mes anglais débarquaient pas. Je le savais de toute manière : je suis réglée comme une horloge, alors je ne pouvais être qu'enceinte. Bon aussi, je l'ai un peu cherché, ça faisait 2 mois que je devais aller chercher ma pilule. Le premier mois, on avait fait gaffe, et à croire que le 2ème mois, non. Bref. Le jour du 30 décembre, je le dis finalement à Papa Canard que je pensais être enceinte. Lui disait que non, c'était pas possible et tout blabla. Pour être sûrs, le lendemain, le 31 donc, on a été à la pharmacie, et on n'a pas pu attendre le lendemain matin. J'étais bien trop stressée et anxieuse. Donc, on rentre, je file au toilette et vise la bandelette. On a caché la barre de résultat 5 minutes (enfin, plutôt un truc genre 30 secondes en fait!) et là... 2 petites bandelettes roses. Un gros oui, bien foncé. J'étais enceinte. Je le savais. Mais bon, les faux positifs existent, donc j'ai essayé de pas m'emballer. Appel au gynéco, prise de sang, première écho. Je suis bel et bien enceinte, et je vois le petit têtard dont le cœur bat au fond de moi.
J'ai prévenu mes profs que je serais moins réactive, plus fatiguée, que je sortirai pour aller aux toilettes (j'ai déjà une vessie aussi grosse qu'un dé à coudre d'ordinaire alors bon!) et surtout que les devoirs maison, ça allait être trèèès dur. La plupart d'entre eux ont été compréhensif (pour ceux qui savaient) mais une m'a tout de même sorti qu'au début, ça appuyait pas sur la vessie, je dis n'importe quoi. Elle, elle a jamais été enceinte. C'est sûr.
Bref, ma vie d'étudiante a pas été super facile enceinte, parce qu'en plus je me sentais rejetée par mes amies, comme si j'étais contagieuse. Peut être que j'étais moins réactive, plus fatiguée, et très nauséeuse les premiers mois, alors je les faisais fuir. Peut être. Ca a té mieux en fin d'année, mon bidon commençait à se voir, et à la fin, j'avais même l'écho morpho, j'étais la grande attraction de la classe (bon, on était 13, alors ça va!).
J'en ai profiter pour me réconcilier avec ma mère et ma sœur, parce que quand même, j'avais besoin d'elles, et je voulais pas que Mini arrive dans une famille déchirée. Puis avec Canard (le Grand!) on a décidé de repartir en Lorraine, sa région natale (ouais, moi, je suis bordelaise. Sacré dépaysement, c'est moi qui te le dis!) après la fin de mon année scolaire. Le 10 mai, son papa arrive pour déménager nos affaire et Canard part avec lui, tandis que moi, je vais dormir chez maman pour partir le lendemain matin en train. A 5mois et demi, ma gynéco m'a interdit de partir en voiture. Et je comprends : j'ai mis 3 jours à me remettre de mon voyage de 8h en train, alors en voiture, j'imagine même pas !
Bon après, c'est plus que rapide : j'ai été rendre visite à mon papa que j'avais pas vu depuis longtemps (il habite en Normandie, c'est pas la porte à côté quand on est à Bordeaux!), et j'ai coulé des mois plus ou moins faciles chez mes beaux parents. Canard n'ayant pas de boulot, on pouvait pas avoir d'appart. Ca a pas été la période la plus heureuse de ma vie, je me sentais seule, incomprise, énorme... Enfin bref, ma prochaine grossesse sera plus heureuse ! (ma chambre était au 2ème étage, et quand dès ton 6ème mois, tu ressembles à une baleine hébergeant un baleineau, bah je peux te jurer que c'est pas facile !)
Le neuvième mois, le mois de tous les maux :
A partir du moment où Mini a commencé à voir arrivé le neuvième mois, il s'est mis à se faire lourd. Genre au milieu du 8ème mois, je ressemblais à un diplodocus. Tu sais, avec les pattes aussi larges en haut qu'en bas ? Les bras gonflés, le visage gonflé, les jambes et les pieds, j'ose même pas en parler !
A ma visite du 9ème mois, le gynéco me dit : 'on se revoie dans 15 jours si bébé n'est pas sorti. Parce qu'il faut pas le laisser arriver à terme, il est vraiment gros'
Bon, faut dire, qu'à ce moment là, je ressemblais déjà à ça :
Donc, j'ai pris mon mal en patience et ma sœur est venue soulager ces quelques jours (non, en fait, ça paraissait des mois, rien que ces 15 jours à attendre!)
Le 30 août, je vais donc chez mon gynéco pour voir l'évolution de bébé et décider si oui ou non, on déclenche. Il regarde bébé et tout et me sort : 'oh, il sera gros mais pas très grand, mais il devrait peser entre 3kg900 et 4kg200. Votre col est à 1 , c'est pas top, mais c'est déjà ça. On vous déclenche demain matin ou après demain?' Moi, baleine à la limite d'exploser, j'ai dit : 'Demaaaaaiiiiin, s'il vous plaiiiiit !' Bah franchement, j'aurais dû dire 'JAMAIS VOUS ME DECLENCHEREZ ! J'ACCOUCHERAI D'UN BALEINEAU, MAIS A L'HEURE QU'IL VOUDRA !'. J'aurais dû dire ça, mais sur le moment, c'était pas possible.
Alors je vais t'expliquer pourquoi j'aurais préféré avoir un accouchement spontané.
Le 31 août, 8h30, direction la maternité : J'arrive là-bas, comme une fleur (obèse hein), mon sac de maternité tout prêt, le sourire aux lèvres, pensant encore que j'aurais l'accouchement dont j'ai toujours rêvé, avec les poussées, les vaisseaux des yeux explosés, les douleurs sans la péri, les mains de mon homme écrabouillées et mon fils sur moi, encore tout blanc de vernix, sa peau chaude contre la mienne et sa bouche accroché à mon tété. J'étais naïve encore.
Bref. Pendant une heure après mon arrivée, je suis sous monito', ça, ça va. Mal au dos à cause du ventre, c'est inconfortable, mais ça va. J'ai toujours le sourire aux lèvres, et j'attends patiemment la suite. A 9h, la sage femme vient me voir et me pose mon premier gel, censé dilater le col. Alors déjà, je sais pas pourquoi, mais depuis la visite du 9ème moi, un seul effleurement sur mon col me fait monter au plafond, hurler, trépigner, bref, j'ai MAL. Je serre les dents et le draps, et je dis rien. Mais c'est là qu'à commencé l'enfer qui sera le mien pour les 37 prochaines heures. Toute la journée, j'ai eu des contractions, bon, ça à la rigueur, je m'y attendais (même si je pensais pas que ça ferait si mal, j'avoue), mais dans la journée, j'ai eu 3 pose de gel, toutes aussi infructueuse les une que les autres. A la fin de la journée, j'avais dilaté de rien du tout. Et au lieu de changer de méthode ou de me renvoyer chez moi, parce que ça marchait pas, bah non ! Ils m'ont gardé, en me disant : 'si les contractions changent ou si vous perdez les eaux, vous nous appelez hein, mais j'y crois pas' (dixit le gynéco. Ça donne du baume au cœur, hein...).
Le 1er septembre : D day: Donc le lendemain matin, revérification. I WIN ! j'ai gagné.... roulement de tambour ..... 1/2 doigt de dilatation ! Whouhou ! (en sachant que j'ai pas pu dormir plus de1h/ 1h30 puisque j'avais une contraction (inefficace!) toutes les 2 minutes) La sage-femme me repose un gel (celle là était juste géniale : quand je lui ai dit que ça faisait mal, elle y a été douuuucement! rha, j'étais heureuse!). Ce qui va sans dire aussi, c'est que la seule chose que j'ai pu avalé pendant ces 2 jours, c'est de l'eau. Et pas assez faut croire. J'ai tout essayé pour dilater. Marcher, monter et descendre les escalier. Mais rien à faire. Bébé était remonté. Alors que chez le gynéco le 30, il avait la tête bien posée sur le col, là, je sentais mon ventre plus haut, plus encombrant, pas à sa place quoi. Bébé était remonté, parce que c'était pas l'heure de sortir. Forcément, j'ai pas dilaté plus. Donc, à 17h/17h30, direction salle d'accouchement pour percer la poche des eaux et poser la perf' d'ocytocine. NON MAIS ILS AURAIENT PAS PU LE FAIRE AVANT BORDEL?! La sage-femme me prévient : je vais avoir encore plus mal. Et là, c'est le moment où je me suis presque mise à pleurer et à supplier pour cette saleté de péridurale dont je ne voulais absolument pas. Première déception de nullipare sur le point de mettre bas.La sage femme allume le ventilo en disant que vu comme il fait chaud j'en aurais bien besoin. Je lui dis de l'éteindre, parce que je meure de froid. En effet, j'avais mon pull, ma couverture, et je grelottais encore. Et là, je sens mes yeux me bruler. Et merde. Je crois que j'ai de la fièvre. La sage-femme vérifie. 38.8°. Putain. On m’emmène quand même dans la salle d'accouchement, avec ma perf d'ocytocine et tout, mais ils doivent me faire des examens avant de poser la péri. Je vais donc faire pipi dans un pot (super facile avec une perf et un ventre tellement énorme que tu dois deviner où mettre le pot pour pas pisser à coté.) Ils attendent 30minutes environ. Puis pose de la sonde urinaire. Aujourd'hui, c'est le jour où mon rêve s'écroule. Aujourd'hui, on va me faire une césarienne....
Je suis donc descendue au bloc. Papa Canard, lui, doit attendre à l'accueil, qu'on vienne lui présenter son fils, qui naîtra sans lui. Aujourd'hui, quand j'en parle, j'ai les yeux qui ont envie de pleurer ferme.Mais sur le moment, ça allait. J'étais heureuse parce que mon fils allait naître, que le faux travail avait cesser, et que la douleur aurait bientôt disparu. On me pose donc ma péri, qui se transforme en rachis. La bonne blague : penchez-vous sur votre ventre. Non mais t'as vu comme je suis énorme ? Tu crois vraiment que c'est possible ? C'est juste même pas possible dans mon imagination alors! Heureusement, une infirmière m'a aidée. Pendant toute l'opération, je souriais, concentrée sur le fait que bientôt, je verrais enfin ce petit être qui avait grandit en mois pendant ces 37 semaines (39SA quoi). Le gynéco arrêtait pas de me charrier sur mon poids, mais je m'en foutais royalement. Sors mon fils bordel, que je le vois. Et enfin, j'ai senti une énorme pression sur le haut de mon ventre, je me suis sentir légère, je me suis sentie respirer comme je ne l'avais pas fait depuis longtemps. Et mieux encore. Je l'ai entendu. J'ai entendu mon fils pleurer. J'ai entendu sa voix avec soulagement, avec béatitude. Mon fils venait de voir le jour, de respirer, et de me dire qu'il était en vie. Mini canard à vu le jour. A 18h46. Je crois que je l'ai vu quand il l'a sorti, au dessus du machin vert qui me cachait la vue de l'opération. Mais j'en suis pas sûre. Peut être que mon esprit espère l'avoir vu, alors qu'il était encore tout blanc et tout amorphe. La sage-femme l'a nettoyé, puis me l'a amené pour que je le vois, et dépose sur sa joue fraîchement née, le baiser trop fugace d'une maman remplie d'amour. Ensuite, elle l'a emmené à son papa.
Puis elle me l'a ramené dans la couveuse, pour que je le vois jusqu'à ce que je m'en aille pour la salle de réveil. J'aurais pu aller en salle d'accouchement, où du coup, j'aurais pu le prendre sur moi, directement, mais malheureusement, la clinique a un petit service seulement, et l'hôpital du coin a fermé sa maternité. Donc il n'y avait pas de place pour moi. J'ai attendu 2 longues heures avant de retourner dans ma chambre et de le prendre contre moi. Et ce que je ne savais pas, c'est qu'à ce moment là, j'aurais dû le mettre au sein. Mais on me l'a pas dit. On lui a donné de la vieille eau sucrée. Et à cause de ça, mon début d'allaitement a été dur. Parce que du coup, il ne savait pas téter.
Mais j'avais enfin mon fils dans les bras, ce petit bout d'homme qui avait grandit en moi,et qui ressemblait trait pour trait à son papa.
Ah, et petite précision aussi. Le gynéco, il s'est trompé. Mais bien planté. Il l'a dit lui même quand il a eu Mini dans les mains : il était grand (53cm) et du coup pas si gros, même s'il faisait 4kg460. Un des plus gros bébé du service, pour tout dire! Le pyjama qu'il a à sa naissance est le seul 1mois qui soit passé sur son dos. Un nouveau né au 3mois direct, c'est bizarre !
Et voilà l'histoire de mon accouchement pas rêvé, mais qui m'a permis d'avoir enfin mon fils dans mes bras, de découvrir son visage que j'avais du mal à imaginer...


Passe une bonne journée, je t'embrasse !



Le ressenti de cet accouchement, avec le recul nécessaire pour pouvoir en parler se trouve ici !


Réédition d'un article paru sur mon ancien blog



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2 commentaires:

  1. C'était un beau bébé. Ca pas du être facile au débt de vivre chez ses beaux parents

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    1. Merci ^^ Sa taille et son poids actuels sont en accord avec ceux de sa naissance en tout cas ! Toujours gigantesque !

      Et non, pas facile du tout, voire abominable en fait =/ Déjà que j'aimais moyen mes beaux parents, maintenant, ils me filent des boutons, rien que d'y penser !

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