mercredi 2 janvier 2013

Le baby blues, cette saleté... [dépression post partum]

Depuis ce qui me semble être toujours, la maternité est pour moi la chose la plus magnifique de la planète. Pour moi, maternité était synonyme de joie. Non pas que je ne le pense plus aujourd'hui. Juste que maintenant que je suis vraiment entrée dedans, je ne peux pas nier qu'il y a des moments plus difficiles que d'autres.
Faut dire, j'ai été élevée dans cet esprit là. Où la force de caractère doit tout dominer. Où la faiblesse n'est pas permise. Où la femme doit être forte pour tout le monde, tout porter à bout de bras, sans sourciller, sans faillir. Sans se plaindre, et sans jamais pleurer. Toujours, tu dois être forte ma fille. On ne me l'a jamais dit textuellement, mais c'est comme ça que je l'ai toujours ressenti. Alors, quand à 9 ans, un tyran est arrivé dans ma vie, dans notre vie, eh bien j'ai endossé ce rôle, en protégeant mes frères, en protégeant ma mère, parfois, et en protégeant cet être infâme qui ne le méritait absolument pas.

Tout ça pour venir à ce genre de faiblesse que je croyais issue de la faiblesse des femmes. Une faiblesse morale, un manque de lucidité sur la joie qu'est la maternité.

Le Baby Blues La dépression







Je pensais être à l'abri de ce mal. Moi qui avait toujours voulu être maman, mon rêve se réalisait enfin, après ce qui m'avait paru une éternité à attendre. Mon ventre était plein d'un petit bout d'homme, qui faisait tout pour me montrer qu'il était là, vivant, et qu'il me remplissait totalement, à coup de pieds, de genoux, et de roulage de tête sur ma pauvre, pauvre vessie.

Le jour où je suis partie pour accoucher, je pensais que ça serait différent. Mais comme tu le sais, j'ai eu une césarienne d'urgence. Mon monde s'effondrait. Mais je suis restée forte. A la maternité, je les ai tous bluffé. Dès le lendemain, je marchais, je ne prenais pas d'anti-douleurs, je n'avais pas mal, en fait. Si, oui, dans mon lit, un peu, quand je voulais me redresser. Ou en marchant, mais franchement, rien de bien méchant. Pour tout te dire, 20 jours après ma césarienne, je jouais au badmington dans le jardin... Puis mon allaitement a démarré difficilement, non pas à cause d'une montée de lait tardive, non, puisque le lendemain de l'accouchement, elle était là, contrairement à ce qu'on m'avait dit (la césa retarde blabla, mais finalement, pas chez moi!), mais tout simplement parce que mon bébé étant arrivé avec quelques jours d'avance n'avais pas eu le temps de peaufiner sa succion. Bref, tirage de lait et biberon oblige. Mais tout cela n'était pas grave. J'allais bien. J'aurais dû me méfier.

La première semaine, j'étais pleine d'entrain, d'énergie, tout le monde trouvait que j'avais bonne mine. Mais après, ça a commencé.

Le premier soir dont je me rappelle, c'est un soir où mon tout petit garçon ne voulait pas se calmer. J'habitais encore chez mes beaux parents, heureusement (ça sera la SEULE fois où tu liras ça, tiens-toi le pour dit xD ). J'avais tout essayé. Tout. Et rien à faire. Il ne se calmait pas. Propre, l'estomac plein, pas des pleurs de douleurs, ni de décharge. Des pleurs. De gros pleurs qui brisaient mon coeur de toute nouvelle maman.
Du coup, je l'ai donné à ma belle-mère. Pour qu'elle essaie de le calmer (ok, en vrai, elle m'a limite forcé à lui donner en voyant que j'étais au bord du burn out). Et là, il a arrêté de pleuré. Et j'ai fondu en larmes. J'avais l'impression que ce petit être me prenait pour une tétine géante, une mamelle sur patte. Une mamelle chaude, qu'il rejetait parce qu'elle ne lui apportait rien de plus que du lait et un peu de chaleur.

Peu de temps après, nous avons déménagé. Nous nous sommes retrouvé dans notre chez nous, tous les trois. Moi, face à ce bébé. Que j'aimais de tout mon coeur, mais face à qui, souvent, je me sentais désemparée. Je n'avais pas d'amis. Ils étaient tous à presque 1000km. Mon chéri passait son temps sur le pc. J'étais seule. Je passait ma journée à m'occuper de mon fils, à 'regarder' la télé, à tourner sur le net, qui ne me répondais pas. J'étais seule, désespérément seule. Je passais mon temps à pleurer et à me prendre la tête avec mon homme. J'étais mal. Je n'étais pas heureuse. Oui, bien sûr, il y avait des moments de plénitude, avec mon bébé. Des moments doux, des tétées longues et chaudes, qui adoucissaient mon coeur. Ce lait qui coulait dans sa bouche qui tétait enfin mon sein. Oh, ne t'en fais pas, j'ai toujours aimé et chéri mon fils. J'ai toujours tenté d'être patiente. Je me suis toujours bien occupée de lui. Bien entendu. Il est ma vie, et je l'aime de tout mon coeur. Mais j'étais malheureuse.

Ma famille a nié ma douleur. Ma faiblesse n'était que 'dans ma tête'. Je 'm'écoutais trop'. Mon malheur n'était qu'un monceau d'égoïsme. S'ils savaient. S'ils savaient comme j'aurais voulu être égoïste. Ne m'occuper que de moi, et panser mes blessures. Cette blessure aussi physique que morale de ma césarienne. Et cette blessure ouverte, à vif et sanglante que laissait le vide de la solitude.

Les femmes n'ont pas le droit d'être faibles. Elles doivent être dévouées à leur famille, la protéger et la chérir. Ta douleur ma fille, elle est inutile, disproportionnée, et inappropriée. Tu es mère maintenant. Sois forte.
Mais non maman. Tout ce que je veux, c'est pleurer sur ton épaule. Sur l'épaule d'un ami. Qu'on m'aide. Que je cesse de crier dans ma tête, qu'enfin, on me délivre.


Et un jour, en flânant sur le net, en m'y ennuyant, je suis tombée, à vrai dire, je ne sais pas comment, sur des blogs. Et j'ai commencé à lire. Moi qui ne m'y intéressait guère. J'ai eu un coup de coeur pour Maman Créative. J'ai tout lu. J'ai lu son blog du début à la fin, de la fin au début. Et j'ai rejoint sa page. J'ai ouvert ensuite mon propre blog. Je n'ai pas écrit tout de suite. J'avais peur. Peur de ne pas être lue, de me retrouver encore une fois, seule, face à ma solitude. Le 11 mars 2012, un soir, je me souviens, le coeur battant, je me suis lancée. J'ai écrit mon tout premier article. Et j'ai continué. Tous les jours.
Et au fur et à mesure de mes découvertes de blogs, de mes écrits, de mes rencontres, j'ai remonté la pente.
J'ai rencontré ma grande, grande amie, Mama'Nonyme. J'étais trop timide pour l'aborder. Alors je lui ai fait un dessin. A le regarder maintenant, il n'était pas si réussi que ça, mais il a été l'initiateur d'une grande amitié.
Grâce à l'ouverture de mon blog, ce foutu baby blues est parti, envolé, en même temps que cette solitude. Oui, bien sûre, physiquement, je n'ai pas énormément d'amis, là où j'habite. Mais je sais qu'il y en a au moins un sur lequel je peux compter (tu te reconnaîtras, j'en suis sûre). Et puis sur le net, j'ai des copines, des amies, des personnes que je regrette de ne pouvoir pas côtoyer chaque jour, en "vrai". Il y à ceux qui sont des amis 'irl', mais que je ne croise que sur le net, grâce au déménagement.

Mais j'ai réussi à m'en sortir. Grâce à toi tous. Maintenant, j'ai appris, malgré moi, que la femme, la mère, a le droit d'être faible. De souffrir. Mais elle a surtout le devoir de le dire. De le crier, pour guérir. Pour panser ses blessures.

Alors non maman. Je ne vais pas tout porter sur mes épaules. J'ai aussi le droit d'être faible. D'avoir eu ce maudit baby blues, qui n'est pas une marque de faiblesse, mais une douleur réelle. Je ne veux plus voir cette moue de dédain sur ton visage, quand on dit ce terme. Il n'est pas une excuse. Il n'est pas une marque de fainéantise, ni quelque chose de factice. C'est juste un état qui nous submerge et nous noie...

Tout ce que j'espère, c'est que pour ce tout nouveau bébé qui va naître, le baby blues m'épargnera. Qu'il passera loin de moi, et me laissera profiter de ma famille !


Et toi, tu l'as connu, ce vilain ?

Bon après-midi à toi, et surtout, que cette nouvelle année t'apporte tout ce que tu souhaites et qu'elle sera fantastique pour toi ! Je t'embrasse !



[Edit : Il ne s'agit en réalité là, pas seulement d'un baby blues au strict sens du terme, mais plutôt d'une dépression post partum. Le baby blues a des causes hormonales et peu en effet se transformer en dépression. Or, je n'ai pas ressenti cette baisse d'hormones, tout allait si bien au début... Et finalement.... J'ai donc fait une dépression post partum qui a duré environ 8 mois après la naissance de mon doudou.]
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28 commentaires:

  1. Ton billet me touche car je l'ai connu aussi ce baby blues à la naissance de ma fille. Quelle sale épreuve.
    Moi aussi j'ai rencontré beaucoup plus de personnes irl via mon blog que toutes ces dernières années sans blog ;)

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    1. Oooh oui, c'est clair que c'est affreux... Je pensais pas que ça faisait si mal, pour moi, c'était une légende urbaine...!

      N'empêche, la blogo est parfois impitoyable, mais on en rencontre, des gens supers <3 <3 <3 (j'avoue, mis à part les amis de mon chéri, je m'en suis pas fait un seul depuis que je suis arrivée, soit, y a ... 1 an et demi. Shame on me xD)

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  2. Je trouvé ton article très beau et très vrai. Non, une femme n'a pas à devoir tout supporter sans jamais plier, nous sommes des êtres humains au même point que les hommes. Une femme qui passe par le Baby Blues, n'est pas une femme faible, au contraire, elle a bien du mérite quand elle s'en sort sans pouvoir compter sur sa famille. J'espère que pour cette nouvelle grossesse tu n'y auras pas droit. Gros bisous!

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    1. Merci pour tes mots ♥ Mais j'ai l'impression que dans ma famille, les femmes sont plus sur humaines qu'autre chose, alors des fois, je m'en veux de n'être qu'humaine. Et puis finalement, c'est pas plus mal ainsi...!
      J'espère également que pour Bullette je passerais à côté, vous êtes là cette fois ♥

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  3. Je ne l'ai pas vraiment connu le baby blues... ou peut-être un jour ou deux... J'ai des phases où j'ai moins le moral et en général c'est les moments où je suis le plus active sur internet. Et comme toi, j'y ai trouvé des gens formidables qui t'aident à te sortir la tête de l'eau. Souvent il ne faut pas grand chose, avoir quelqu'un qui te parle, t'écoute, te distrait.
    Quelqu'un qui te sort de ton quotidien de maman au foyer (ou pas) qui ne sort pas beaucoup de chez elle et dont les amis ne sont pas à côté!

    J'espère que le baby blues t'épargnera pour ta prochaine p'tite bulle et si ce n'est pas le cas, tu sais que tu as le droit de craquer et tu as des gens sur le net qui sont là pour toi si besoin!

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    1. Oh oui, je sais que cette fois, je ne serais pas seule, je crois même que je prendrais pas la peine de parler de ma douleur à ma mère, si je retombe malheureusement dedans. Vous m'avez permis de m'en sortir une fois, alors je n'ai pas peur pour la suite ♥

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  4. oh que oui je l'ai connu ce baby blues, une saloperie d'ailleurs, j'avais témoigné sur le blog de Lili d'ailleurs.
    Des bises et une bonne année, à toi et ta famille qui, bientôt, va s'agrandir :)

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    1. J'y ai pensé à témoigner sur le blog de Lili, mais je savais pas comment le formuler, j'ai trouvé que cet aprem... du coup, ben je l'ai pas fait ^^

      Plein de bisous à toi et ta petite famille, c'est un plaisir de te retrouver ♥

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  5. Pour petite bulle deux, en tout cas, je serais là pour te tenir la main -autant que la distance le permet- et t'offrir l'épaule sur laquelle tu pourras toujours pleurer, l'oreille qui t'écoutera toujours sans te juger et le coeur qui t'aimera quoiqu'il arrive. Alors il a pas intérêt à se pointer, le baby blues, parce qu'on va vite le chasser avec des beaux coups de crocs!

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    1. T'es un chou ♥ Ce mal entendu était stupide, et je suis bien contente qu'il n'en reste plus trace, mon Corniaud ! Je suis heureuse de te retrouver ! Et d'ailleurs, t'as interêt de venir à la naissance de Bullette heiiin !

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  6. Tout d'abord, je suis triste pour toi ma chérie que tu es eu à vivre ça, surtout que parallèlement, je le vivais de mon côté, vue que nos bébés ont le même âge.
    Ça aurait été si bien si on se serait connue plus tôt!
    Et je me souviens de ce fameux jour où timidement tu es venue m'offrir ce très beau dessin, rien que pour moi, que tu avais pris du temps à faire juste parce-que tu aimais me lire, tu n'as pas idée à quel point ça m'a touché, à quel point j'étais étonnée que quelqu'un puisse faire ça rien que pour moi.
    Tu m'as non seulement donné confiance en moi, mais aussi offert ton amitié qui pour moi vaut de l'or.
    Tu es chere à mes yeux, je t'aime ma guimauve <3
    Même si tu peux avoir quelque moment de baby blues avec ton petit deuz, tu sais au moins une chose, c'est que tu ne seras pas seule pour affronter ça, je serai là, toujours pour toi! <3
    Je veux être ton épaule sur laquelle tu pleures, je veux te consoler quand ça va pas, comme je veux partager tous les bons moments aussi avec toi! <3
    Tu es ma moitié du net ;) <3
    Et si on étaient plus près l'une de l'autre, on serait tous les jours ensemble !! :p

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    1. Tu m'as faite pleuré tiens ! T'es trop un chou toi ♥
      Oui, c'est vrai que c'est dommage qu'on ne se soit pas rencontrées plus tôt, tout aurait été plus simple et plus agréable, mais la vie est ainsi faite ! Et puis finalement, on a fini par se rencontrer, et jamais je ne le regretterait ! Tu m'es bien trop précieuse ! Je suis plus qu'heureuse d'voir dessiné pour toi ♥

      J'espère ne pas passer par le baby blues cette fois, mais cette fois, je sais que je ne serais pas seule, et rien que ça , c'est juste énorme ♥

      Je t'aime fort ma chérie ♥ Et j'ai hâte de te rencontrer en vrai, je ne doute pas que ça se fera ! Toi aussi, tu es ma moitié du net ♥

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  7. Ce baby blues a été mon "compagnon" pendant les premiers mois de la vie de mon bébé.
    Peu de temps avant mon accouchement, je savais que j'allais perdre mon boulot. On a déménagé 1 mois avant l'accouchement. Je m'éloignais de tout le monde...
    Puis le bébé est venu. Nous sommes restés une semaine entière à la maternité. Une semaine entière où bébé n'arrêtait pas de pleurer, ne dormait quasiment jamais...
    Le retour à la maison le 25 décembre aurait dû être synonyme de joie et de fête. Il a rimé avec les mois sans sommeil, sans repos, avec beaucoup de doutes... Seules les tétées apportaient un certain répit.
    Je pleurais sans arrêt, bébé pleurait sans arrêt, nous nous disputions sans arrêt avec le papa.
    Je ne comprenais pas pourquoi. Je croyais que je n'étais pas faite pour être mère. Incapable de comprendre mon bébé... Tout se mélangeait dans ma tête.
    Quand tu es enceinte, tu es le centre du monde. Quand ton bébé naît, il est le centre du monde. Plus personne ne te demande comment tu vas, ce que tu ressens. Obligée de tout garder pour soi...
    Moi aussi, j'ai reçu une éducation où tu ne devais pas manifester tes sentiments. Mais être forte, être la première partout, ne jamais te plaindre...
    Heureusement, je me suis aussi tournée vers le net... Au fil des blogs et témoignages que je lisais, je me suis rendue compte que ce n'est pas de ma faute, que cette "faiblesse" pouvait pointer le bout de son nez et gâcher un pur moment de plaisir.
    Ce n'est pas inné la maternité. On ne naît pas mère, on le devient.
    Et cela m'a apaisé.

    Bref...

    Merci pour ton beau récit et félicitations pour ce nouveau bébé !!!

    Au fait, magnifique année 2013 !!!!

    Juju Vovo

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    1. Ca a pas été facile pour toi non plus à ce que je vois... Moi aussi j'ai appris à mes dépends qu'être mère s'apprend, et n'est pas inné.... Mais finalement, on apprend assez vite, compte tenu de la durée de notre vie.... ! J'espère que tu t'en es sortie rapidement, et que tu as trouvé les bonnes personnes à qui parler, parce que c'est ce qu'il y a de plus important, pour retrouver sa sérénité....!

      Merci beaucoup à toi ♥

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  8. C'est bon de lire tes mots de fin, ceux où tu explique à ta maman que tu as le droit de ne pas être bien !! Non ce n'est pas une faiblesse, c'est normal !! ça m'est aussi arrivé mais par périodes !!
    des bisous ma chérie !

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    1. Merci ma belle ♥ Je sais qu'elle ne lira pas ces mots, mais j'avais besoin de le lui dire tout de même. Peut être, si j'y retourne après mon accouchement, que je lui dirais pour 'de vrai'... Mais mettre des mots sur ce que je ressens était très important pour moi aujourd'hui. Ce billet murissait en moi depuis Noël, et j'ai enfin trouvé les mots à mettre dessus ^^ A m'adresser à ma mère, qui peut parfois être si dure...

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  9. Quand le Crapiot est né, même si je n'ai jamais idéalisé la naissance d'un enfant et qu'il avait été ardemment attendu, je me suis sentie complètement perdue. La grossesse a été géniale, j'ai eu l'accouchement que je voulais, et pourtant... j'étais dépassée, fatiguée, l'homme bossait beaucoup, j'avais l'impression que le monde entier me jugeait et même si mon fils était déjà un bébé super cool, j'en ai un peu chié.

    Remarque c'est pas ça qui freine mon envie d'un second, je sais que cela ne dure qu'un temps et qu'après, c'est cool (enfin, dans mon cas).

    Le principal c'est de ne pas rester isolée et d'oser dire les choses, nous autres mamans on nous demande de porter le monde sur nos épaules, à nous de refuser ce qui ne nous appartiens pas ;)

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    1. Refuser ce qui ne nous appartient pas... Ca parait tellement évident, et c'est pourtant si dur parfois...!
      Oui, le principal, c'est de parler, mais j'ai parfois l'impression que de parler de ce genre de chose fait de nous de mauvaises mères aux yeux des gens. Et pourtant...! Moi jdis au contraire : on n'en est que meilleures, puisqu'on se soigne !

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  10. Je découvre ton blog avec cet article et il m'a touché, beaucoup. C'est très dur d'être maman, même si nos mères et nos grands mère tendent à désacralisé la chose en nous faisant passer pour des chochotes sachent qu'elles en ont chié! toutes, quoiqu'elles en disent! Je ne sais pas si je le subis encore ou non ce baby blues mais depuis que je suis maman quelque chose ne moi s'est brisé et ça se soigne mais ce n'est pas gagné. Moi je suis du genre à faire la mariole sur mon blog parce que j'ai aussi envie de retrouver un peu de ma folie et de moi-même, celle que j'ai un peu perdue avec la maternité. Je te souhaite que tout se passe mieux pour cette deuxième expérience mais sache qu'une femme avertie vaut au moins un bon millier de mec! ;-)

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    1. Je souhaite que tu retrouves ta belle folie et ta bonne humeur, pour de vrai, que se qui s'est brisé reprenne sa forme originelle !
      Oui, elles nous font passer pour des chochottes, elles nient nos douleurs , mais c'est de l'hypocrisie! Ma mère (et ma belle mère aussi, et je parle même pas de mes grand mères!) partent du principe que notre génération est faible et qu'en prime on ne sait pas ce qui est bon pour nos enfants... Le mieux, c'est de ne pas les écouter, mais de s'écouter soi même ! Je veux pas tomber au fond du gouffre sous pretexte qu'on me traite de chochotte si je me plains, j'ai essayé, ça marche pas. Autant en parler !

      Bon courage à toi, et plein de bisous ♥

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  11. Merci pour ce superbe post ... Je n'ai pas connu ça à ce point mais même sans vrai baby blues ça nous parle ces moments de profonde solitude ! Une amie semble vivre un peu ça alors je lui fixait de ton post de suite !

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    1. Merci beaucoup à toi, Babidji, ça me fait très plaisir ^^

      La solitude, c'est jamais marrant, qu'on soit ou non en plein baby blues... !

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  12. Je suis encore loin de ressentir ce genre de chose, mais ton billet m'a encore une fois émue :(
    Même si certains critiquent, les amis du nt peuvent faire un bien fou quand ca va mal chez nous, et ca, j'en sais quelque chose hehe
    Contente que ca aille mieux en tout cas ❤
    Coco

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    1. Jvoulais po te faire pleurer =o
      Mais oui, les gens ont tendance à croire que l'amitié virtuelle n'existe pas, mais ils en ont juste peur c'est tout! Ah, l'ignorance...! C'est grâce à elles que je m'en suis sortie, et que ma solitude de maman au foyer isolée est vivable, et avec le sourire en plus !

      Plein de bisous à toi ! Tu viens nous voir quaaaand ? =D

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  13. Ah je n'ai pas pleuré, je me contrôle hehe!
    Je peux imaginer ce que ressent ma maman grâce à toi :)
    Mmmh, venir ça dépend de mes finances, je sais pas te dire exactement :/ pcq j'ai bcp craqué là (promo wii et ipad d'occasion, ça fait quand même chère au final)
    Mais je tiens au courant, j'essaierai de passer cette année, promis! Et qui sait, te soulager un peu ^^
    Coco

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    1. =D Moi non plus, j'ai pas pleuré en écrivant, chuis forte aussi, hein ? =D

      Tain, la wii, on la veut, mais elle est trop chère pour nous x) On attend du coup... x) Et puis si tu viens en mai, tu me verras avec le même bidon que la dernière fois... XD

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  14. J'interviens un peu tard sur ton billet, hum, et bien évidemment je me sens très concernée. Ce p*tain de baby blues, cette dépression (c'est le mot) est un vrai poison, mais oui on peut s'en sortir ! La solitude est le plus dur à supporter dans tout cela, alors oui, internet peut faire un bien fou même s'il ne fait pas tout.
    Tu es forte, à ta façon. Peut-être pas comme l'aurait voulu ta famille mais rien que le fait d'être consciente de tout cela est une force ^_^
    Et même si ce n'est "que" par internet, sache que tes petites attentions m'ont touchée, et les relire de temps à autre lorsque le moral est sous terre me fait encore un bien fou !
    Zenou

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    1. Bah c'est malin, j'ai versé une larmichette tiens !
      Oui, la solitude est pesante et elle enfonce bien... Internet ne fait pas tout, mais il tire vers le haut, enfin, ça a été le cas pour moi, ç am'a permis de remonté à la surface petit à petit ^^
      J'aurais aimé que ma famille voit cette force que toi tu vois, mais non, je serais toujours l'éternelle qui s'écoute trop... Ils ont trop tendance à fermer les yeux sur ma douleur (qui soit dit en passant ne peut être que fausse...! à un moment, j'avais mal au dos, au cou, et aux mains, limite on me traitait d'hypochondriaque, alors que finalement, j'ai une spondylartrite ankylosante -_-u)

      Mais bref ^^

      Je suis heureuse que mes petits mots t'aient fait du bien, bien que je les trouve trop peu nombreux et que tu aurais mérité bien plus
      D'ailleurs, si tu as envie de parler, n'hésite pas, je suis là ^^ (eurydicia [@] gmail.com)

      Bisous et merci pour ce gentil commentaire ♥

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Et toi, tu en penses quoi ?