mardi 9 avril 2013

Le temps passe et nous fait grandir...

Quand j'étais petite, je voulais être maman. Parce que c'était magnifique de transmettre la vie. Parce que j'aime les enfants. Parce que j'ai vu ma mère nous élever pratiquement seule, avec force, courage et sourire.
Quand j'ai grandi, je voulais toujours être maman. C'était un peu comme un rêve à atteindre.
Un jour, j'ai eu la furieuse envie d'un bébé. J'avais envie, là, maintenant tout de suite, d'être maman. Mais c'était pas le moment. Et puis finalement si, sans forcer la chose, un peu au hasard, j'ai commencé ma transformation en maman.
Puis 8 mois et demi plus tard, je tenais cet enfant dans mes bras, cet enfant que j'avais porté, que j'avais senti bougé en moi, pour qui je m'inquiétais depuis qu'il avait fait son nid, que j'aimais déjà tellement.
On a dû faire connaissance.

Rapidement, je me suis rendue compte qu'en fait, être maman n'était pas aussi simple que ce que j'avais imaginé. Ben oui, en vrai, tout ne se fait pas naturellement, bébé n'est pas un être parfait qui fait des risettes et dodo quand on veut. Ben non. Mais on s'habitue, et surtout, on l'aime quoi, ce petit bout qui sent si bon.




19 mois déjà.
Et maintenant, je le connais, ce petit d'homme.
J'avais jamais imaginé que mon enfant lui ressemblerait.
J'avais jamais imaginé que ça serait Lui.
J'avais pas imaginé à quel point c'est fatigant de lui courir après. Quelle imagination débordante il aurait. Quel non sens du danger il aurait. Ni à quel point il serait grand.
J'aurais jamais imaginé toute cette énergie, haute de 89.5cm, qui court, qui dérange, qui jette, qui crie, qui danse, qui fait semblant de dormir.
J'avais pourtant imaginé cet être tendre, qui tend son petit bec pour des bisous, qui caresse et embrasse mon gros ventre. Qui me caresse la tête comme je lui fais si souvent. Qui nourrit ses doudous, les fait s'entre embrasser, qui les embrasse et me les tend pour que je fasse de même.
Je n'avais pas imaginé qu'il aimerait les Bisounours, courrait pour me donner la télécommande quand il allume la télé et que le son est à fond, pour que je mute tout ça. Je n'avais pas imaginé qu'à 18 mois déjà, il choisirait ses vêtements, et qu'il ne voudrait plus manger tout seul parce que lui aussi, c'est un bébé, et pas seulement sa toute petite soeur.

On ne m'avait pas prévenue que le temps filerait à cette vitesse (enfin, si, un peu, j'avoue, mais n'empêche quoi!). On ne m'avait pas dit à quel point je l'aimerais. Ni à quel point il me fatiguerait et m'énerverait (ouais, faut dire ce qui est hein!). On ne m'avait pas dit que ma patience avait en fait une limite très extensible. Ni à quel point je ne me lasserais pas de lui embrasser ses joues rebondies, son cou si blanc et si doux, ses pieds, si petits et si grands à la fois, son petit front, son petit nez... On ne m'avait pas dit que je pourrais l'observer dormir pendant des heures, sans me lasser (surtout s'il est sur moi, parce que penchée au dessus du lit, c'est vite chiant hein). On ne m'avait pas dit que je me délecterais de voir ses petites fesses se dandiner sur la musique, ni que la plus belle des musiques à mon sens serait son petit rire.

Avant, je voulais être maman, sans vraiment savoir pourquoi.
Maintenant, je veux être mère, encore et encore, et je sais pourquoi ! Et je n'échangerais ma place pour rien au monde....!


Bonne soirée ! Je t'embrasse!
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5 commentaires:

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