dimanche 24 février 2019

On déménage !









Sur un coup de tête, j'ai décidé de changer d'hébergeur. Coup de tête motivé principalement par le fait que je ne peux plus partager mes billets nulle part pour en faire part à mes followers sur les réseaux sociaux. Ce qui est particulièrement pénible !

Alors si vous voulez me retrouver, rendez-vous ici :



https://revesdebulle.home.blog


Je t'embrasse, passe une bonne après-midi et à bientôt sous de nouveaux cieux !

jeudi 21 février 2019

Cerbère

Je n'ai pas ressenti le besoin de nommer mon cancer depuis que je sais qu'il m'habite. J'ai décidé de cohabiter, de ne pas le haïr, malgré tout ce qu'il me fait subir. Parce que malgré tout, cette maladie, c'est mon corps qui l'a crée, alors le détester serait revenu à me détester. Alors je l'accepte, même si j'aurais préféré qu'il ne soit jamais là... Et que ce n'est clairement pas une permission pour qu'il prolifère !

Mais hier soir, alors que j'avais envie de sortir mes plumes et d'écrire, mais que la douleur était puissante... J'ai décidé qu'il ne gagnerait pas ce soir. Que cette fois, c'était moi qui décidait. Et que si j'avais envie, j'écrirais. Et je me suis vue lui donner le nom de Cerbère. J'avais pas réfléchi réellement au pourquoi. Je voulais que ça rime avec cancer, et Bébère, c'est du vu et revu... et surtout, ça n'évoque rien pour moi. Et finalement, je sais pourquoi Cerbère.



Parce qu'il est le Gardien de mon Enfer personnel. Parce qu'il est celui qui me fait y faire face. Qui l'a montré que cet Enfer, il était plus proche que je ne le pensais. Il a matérialisé cette Épée de Damoclès qu'on a tous au-dessus de sa tête sans s'en rendre compte. La mienne est peut être un peu plus basse que certaines. Et Cerbère me la montre.
Cerbère, c'est ce chien à trois tête que je dois garder endormi à tout prix, pour éviter qu'il ne m'emporte avec lui. Alors je lui joue du pipeau, avec tous mes traitements. Ça marche plus ou moins. Une tête n'est pas tout à fait endormie. Mais je continue.

Je m'imagine danser autour de ce chien gigantesque, flûte au bec, virevoltant parce que ma vie en dépend, soufflant à n'en plus finir dans cet instrument, esquivant cette tête qui ne s'endort pas, parce qu'il est hors de question de me laisser emporter alors que j'ai encore tant à faire et à vivre.

Alors oui, aujourd'hui, mon cancer du poumon a un nom. Il s'appelle Cerbère. Et je danserai, autant que je pourrais, en soufflant dans ma flûte, pour qu'il reste endormi. Comme ça, le jour où il sera pour moi l'heure de rendre les armes, je pourrais dire que je me serais battue jusqu'à mon dernier souffle.

Tout en dansant sous la pluie...



Bonne soirée, je t'embrasse ! (Et ne t'en fais pas, je prends les devants, mais ce n'est pas pour demain : j'ai encore beaucoup à siffler et à danser !)

mardi 15 janvier 2019

[MemoreM] : semaine 3 : Un(e) ami(e) pas comme les autres




Je reviens cette semaine encore pour le MemoreM de Mouss, mais que veux-tu, ses thèmes m'inspirent bien plus que mon quotidien !

Cette semaine, le thème est donc :


" De quand date mon premier souvenir  ? Je n'en sais rien. Peut-être vers mes 3 ans. Peut-être un peu plus, quatre. Mais pas cinq, c'est certain.
Je me souviens le trajet de l'école, sous les prunus en fleurs. La joie d'un petit vent de printemps soulevant nos jupettes légères. Ces cris de joies qui résonnent à mes oreilles, en me souvenant de nos jeux infinis sur le trottoir, bondissant la joie de vivre. Ses cheveux de feu, volant devant moi, tandis qu'elle me tirais pour aller jouer, parce que mes petites jambes ne suivaient pas la cadence. Et ses secrets, partagés sous une cabane couette, à moitié chuchotés, à moitié rigolés, et encore une autre moitié piqués de cris stridents, pour lesquels on se faisait gronder et ordonner de regagner nos lits !
Puis on a grandi et les rires on changé. Comme les petits garçons, ils se sont fait moins aigus... mais pas moins hystériques ! Ces confidences sur l'oreiller, parce que dormir, c'est nul, mais veiller jusqu'à pas d'heure à la lumière des lampadaires, c'est tellement mieux ! Ces histoires de garçons dont on était amoureuse, mais vers qui, Ô grand jamais ! on n'aurait fait le premier pas !
Ces heures, à chercher ensemble la tenue parfaite pour la rentrée des classes afin d'être certaines d'être remarquées et de faire une bonne impression. Et le souvenir de sa main dans mes longs cheveux de jais tandis qu'elle tente de les dompter. Ah ! Elle était si belle, et je voulais tant lui ressembler ! Ses cheveux si vifs, tandis que les miens étaient si noirs, sa peau d'albâtre piquées de larmes de soleil, alors que la mienne était si sombre. Son corps de liane, tandis que le mien était si lourd, si pataud. Comme j'aurais voulu être elle ! Mais elle me rassurait. J'étais belle. On me regardait. C'est sûr, j'étais aimée en secret ! Evidemment ! Le prince charmant finirait par se manifester !
Et un jour, elle est partie. Parce qu'il fallait bien grandir. Mais pas loin, bien sûr. Et souvent, nous nous retrouvions, à la faveur du doux crépuscule, pour nous raconter à quel point la vie était difficile. A quel point le prince charmant se faisait attendre. A quel point c'était nul, finalement, cette vie de grand que nous avions toujours fantasmée !
Mais parfois, nous redevenions des enfants, nous courant après en criant et riant, comme lorsque le vent soulevait nos jupettes, remplacées par des pantalons patt'd'eph. Et comme jadis, nous finissions par nous écrouler dans l'herbe, riant et cherchant notre souffle. Puis nos mains se trouvaient, se serraient, communiquant ainsi tout notre amour d'être là, ensemble.
Ma soeur...

Avoue, elle est jolie cette histoire, non ? Moi, je la trouve belle à en chialer. J'aurais tellement voulu la vivre, à la place de toutes ces années de malheur, de tristesse et de solitude infinie.Et pourtant, c'est pas tout à fait comme ça que ça s'est passé.
En vérité, elle est partie bien plus tôt qu'à la majorité. Bien, bien plus tôt. 
Et je l'ai détestée. Détesté d'être partie. Détestée de pas être elle. J'ai été jalouse qu'elle ne vive pas le malheur que j'ai vécu, pensant que sa vie était celle d'une princesse. J'ai découvert, ces derniers jours que nos vies n'étaient juste pas les mêmes, mais qu'elle n'était pas une princesse non plus. 
Je l'ai crue superficielle, bien-pensante et égocentrique. J'ai découvert sa solitude de grandir sans ses frères et soeur. 
J'ai cru qu'elle me haïssait du plus profond de son coeur, qu'elle pensait que je n'étais rien, que je n'en valais pas la peine... Alors qu'elle cherchait désespérément, et maladroitement, mon affection.

Nous n'avons pas grandi ensemble, nous ne parlions pas la même langue. Mais à force d'effort, d'ajustement, de discussion qu'on aurait dû avoir tant d'années avant, on a fini par se retrouver. Par devenir sœurs d'abord. Parce que c'est terriblement dur d'être une soeur quand on ne parle pas la même langue, qu'on a pas les mêmes codes. 

Et finalement, je peux dire qu'enfin, nous sommes amies. Avec nos casseroles. Nos défauts. Nos physiques aux antipodes. 

Et je peux te le dire, maintenant, ma soeur, c'est vraiment une amie pas comme les autres !"

Je suis désolée, ces billets sont très très cathartiques. Mais je sais pas, il semble dans l'air du temps que je parle de tout ça, que je soigne des blessures que j'ignorais. Alors j'utilise la seule arme que j'ai : l'écriture... Et j'arrose tout ça de larmes qui font du bien.

Bonne soirée, je t'embrasse !

dimanche 6 janvier 2019

[MemoreM] : semaine 2 : Ce livre que j'aime tant !

Pour changer un peu de mes billets un peu tristounes de ces dernières semaines et pour me remettre à l'écriture doucement, j'ai décidé de participer au défit " MemoreM" de ma copine Mouss ! L'idée, c'est d'écrire sur un sujet donné pour la semaine, en utilisant un souvenir.... Vrai ou faux d'ailleurs ! Bref, ce défi, c'est pour écrire. Et ça tombe bien, j'ai envie d'écrire autre chose que mes états d'âme !

Cette semaine, le thème, c'est :

 


" J'aurais pu choisir plein de livres, qui ont bercé mon adolescence, qui ont construits ma vie. Que je lis et que je relis, plusieurs fois par an. J'aurais pu choisir Rowling, Tolkien, Eddings ou Nicholson. J'aurais pu choisir ce livre, avec un roi singe, qui m'a marqué par sa poésie. Narnia et ses mares magiques. J'aurais pu choisir tant de livres, tellement j'en ai lu. J'aurais pu choisir celui, énorme, lu fastidieusement. Ou celui-ci encore, qu'on m'a interdit d'emprunter, pour ma fierté.

Mais aujourd'hui, je vais plutôt parler de ce livre, Les enfants de la Lune. Je vais pas te mentir, l'histoire m'échappe totalement. Mais je vais te dire pourquoi ce livre, je l'aime tant.


Quand j'étais plus jeune, je vivais sous l'emprise d'un homme qui avait décidé que lire était une perte de temps. Lire m'était donc interdit. C'est donc tout naturellement que je me suis mise à lire tout ce qui me tombait sous la main au CDI du collège. J'ai commencé par tout ce qui était fantasy, pour me rabattre à la fin sur les Chair de Poule. Cet homme avait décidé également que jamais, je ne pourrais jouer avec mes frères. Parce que j'étais un mauvais exemple de fainéantise et d'autres vices. J'avais seulement 13 ans, alors mon seul vice était de vouloir être une enfant.
C'était, bien entendu, compter sans ma détermination et mon esprit de contradiction. Cet homme (le mari de ma mère) et ma mère sortaient parfois faire les courses, me laissant garder mes frères, et parfois le weekend en formation pour leur activité. Nous n'avions pas la télé, quasiment pas de jouets. Nos seules activités étaient donc liées à notre imagination. Mais l'hiver, jouer dans le jardin n'était pas confortable. Et lorsqu'ils n'étaient pas là, nous ne sortions donc pas. Mais nous nous ennuyons ferme.
Un jour, alors que nous étions seuls, j'ai proposé à mes frères de leur lire un livre, pour passer le temps. Les enfants de la lune. Ils ont accepté, heureux.
Nous nous sommes assis par terre près de la porte fenêtre, là où la lumière était la plus claire, un petit garçon de chaque côté de moi.

Et toute la journée, j'ai lu. Ne m'arrêtant que pour manger ou faire des poses pipi. Je ne sais plus si je l'ai lu en une seule journée, il me semble bien que si. Je me souviens que lorsque j'ai posé le livre après la dernière ligne, il nous a été très dur de redescendre sur Terre, après avoir voyagé jusqu'à la Lune toute cette journée.
Je me souviens de leur concentration, de leur silence pendant que je lisais, moi qui déteste lire à voix haute, mais qui avait décidé de le faire pour eux, pour le plus grand qui lisait encore peu, et pour le plus petit qui avait encore quelques années devant lui avant de savoir lire. Je me souviens de cette police particulière, que je voyais à travers les images qui se créaient dans ma tête à mesure que l'histoire avançait.

Et je me souviens également qu'il a été le premier d'une longue série. Notre premier acte de rébellion. Je lisais partout. Cachée dans leur cabane entre deux tâches ménagères. Le soir, dans ma chambre, tous les deux dans mon lit, à la lueur du lampadaire. Et à chacune de leurs absences. Je lisais, et ils écoutaient...

Alors ce livre, je ne m'en souviens pas, comme beaucoup d'autres que j'ai lu. Mais je me souviens de quelques images. Et surtout de celle de mes frères, assis près de moi, écoutant ma voix qui pour une fois ne butait pas sur les mots en me faisant rougir, mais qui coulait comme de l'eau, comme lorsque je lis pour moi-même."




J'espère que ce souvenir (authentique!) t'as plu ! 

Passe une bonne journée, je t'embrasse !

mercredi 21 novembre 2018

Ma (nouvelle) maternité

J'ai appris que j'étais malade quand j'étais enceinte de 37sa (j'ai su que c'était cancéreux, mais ils pensaient que c'était le lymphome d'Hodgkin). Durant ce rendez-vous, j'ai beaucoup pleuré, malgré le soulagement de savoir que je n'avais pas attrapé quelque chose qui mette sa vie en danger. Par contre, le traitement que j'aurais impliquait clairement que je ne pourrais pas allaiter ce bébé comme tous les autres. Et ça m'a brisé le coeur. J'au fondu en larmes quand le médecin m'a annoncé que l'allaitement serait impossible.
Dans les faits, il fallait faire une biopsie sous anesthésie générale pour être certain de la pathologie. Biopsie qui a été faite à ses 1 mois. J'avais déjà tout ça comme temps d'allaitement. Finalement, le temps que les résultats arrivent, j'ai eu presque 2 mois d'allaitement exclusif avec ma bébé. Du 6 juin au 28 juillet, où elle a pris sa dernière tétée. Elle est passée au bibi sans transition, un jour de mariage, comme si elle avait fait ça toute sa vie. Ma bébé magique...!

Pourquoi je commence ce billet en parlant d'allaitement ? Parce que c'est le point principal qui a changé dans ma maternité. Enfin.... Non, si je veux être honnête et ne pas me voiler la face, tout a changé en fait.

J'étais une maman très maternante, qui pratiquait le portage, l'allaitement, qui avait son bébé dans les bras quasi tout le temps, cododo et tout. Une maman... animale quoi. Enfin, c'est comme ça que je me voyais. Sauf que la maladie m'empêche d'être cette maman là. Déjà allaiter : interdiction. Les traitements sont clairement pas compatibles. Mais quelqu'un m'a demandé si je m'étais renseigné parce qu'on sait jamais... Oui, enfin... Chimio quoi. Le portage... Je fais peu, tout comme le portage à bras parce que mon métastase dans le dos est douloureux rapidement lorsque je la porte. Il faut dire qu'elle n'a jamais été un poids plume, puisqu'elle est née à 3kg700 et que maintenant, à 5mois et demi, elle en fait 8,5 ! Pour dire à quel point le portage est impossible, on a fait ce qu'on pensait ne jamais faire : acheter une nouvelle poussette compatible avec notre cosy pour sortir avec bébé ! Le cododo, on a arrêté quand l'allaitement s'est arrêté et que les traitements ont commencé : je suis sous morphine, je préfère ne pas prendre de risque. Je dors très profondément, que ça soit lié à la fatigue de la maladie ou à la morphine, j'entends jamais le réveil. Dormir avec un bébé me semble donc plutôt dangereux pour sa sécurité.
Le fait est également que du coup, papa s'occupe énormément d'elle. Je fatigue très vite, j'ai moins de patience que j'ai pu en avoir... et surtout, depuis mon long séjour (de 11j) à l'hôpital en août, Petit Astre ne jure que par papa.


Ma bébé magique 


Je n'arrive à calmer ses pleurs que rarement, alors que dès que son père la prend, elle se calme. Elle s'endort principalement sur lui, les regards qu'elle lui jettent sont sans équivoque: son pilier, c'est Lui.

Si vous saviez comme c'est douloureux ! De ne pas pouvoir faire comme j'ai toujours fait d'une part et de ne pas être son Tout. Combien de fois j'ai fini en pleurs avec mon bébé hurlant dans les bras ? Combien de fois je me suis mise à pleurer en la voyant se calmer dans les bras de son papa, tout en ayant conscience de l'égoïsme d'une telle pensée ?! Combien de fois j'ai pleuré de rage en faisant/voyant/lui donnant un biberon, avec cette envie viscérale de lui donner le sein qui lui fallait ?!

Globalement, la maladie est injuste, on est d'accord. Mais je crois que c'est là-dessus que je lui en veux le plus. De m'avoir volé ces instants avec mon bébé. Ce lien si particulier qu'une maman noue avec lui... bah je l'ai pas. Je la regarde souvent en me demandant si elle m'aime. Si elle sait que je suis sa maman et pas juste une des nombreuses personnes qui s'occupent d'elle. J'essaie de pallier à tous ces manques en lui donnant à manger, en la prenant régulièrement, en jouant avec elle, en l'endormant, quand elle veut bien. En lui murmurant à l'oreille à quel point je l'aime et à quel point elle m'est précieuse. Mais est-ce suffisant ?! J'ai tellement peur qu'un jour, elle m'en veuille. Qu'on ne s'entendent pas. Qu'on ait pas tous ces moments complices et câlins comme j'ai avec les autres, et surtout en ce moment avec Arc-en-ciel (2 ans reste l'âge que je préfère parce qu'ils sont encore un peu des bébés câlins et demandeurs, tout en étant assez autonomes).

Mais le pire... Le pire, c'est cette "jalousie" (je mets entre guillemets parce que j'aimerais en être capable mais je souhaite uniquement le bonheur des autres), quand je vois les autres mamans, vous les copines. Quand je vous vois porter vos bébés, sortir à l'école chercher les plus grands quelques jours après la naissance, quand je vous vois vous occuper de vos enfants chaque jour, faire les tâches du quotidien qui nous soûlent tout le temps, quand je vous vois allaiter, évidemment !
Je vous envie tellement! J'aimerais tellement pouvoir faire tout ça ! Mais je fatigue trop vite, j'ai mal... Je ne peux pas faire tout ça, je n'en suis plus capable. Je suis passée de tout gérer h24 le 5 juin à plus rien du tout (ou presque) depuis, parce que je ne peux pas.

Aussi stupide que ça soit parce que je ne voulais plus d'enfant, je me sentais complète, j'ai un pincement au coeur également quand je vois les femmes enceintes. Parce que finalement j'avais décidé oui, mais maintenant je suis obligée. Je ne pourrais plus jamais avoir de bébé. La porte laissée ouverte à ce petit 5ème accidentel (que nous aurions tout fait pour ne pas avoir) s'est claquée brusquement avec l'annonce de la maladie. Plus jamais, c'est fini. Alors quand je vois ces mamans qui en on 5, 6, 7... ça me pince le coeur également...



Ma maternité doit se réinventer. Trouver des parades à tout ce que je ne peux plus faire. Comment trouver ma place de mère quand je ne peux plus être celle que j'ai toujours été ? Comment être sûre que ce bébé, née au beau milieu de la tornade qu'est la maladie, ne soit pas lésée par rapport aux autres ? Qu'elle ne manque pas d'amour ? Qu'elle ne pense pas que sa maman l'aime moins qu'elle n'a aimé tous les autres ? Tous les jours je me pose la question. Tous les jours, je me demande si elle a assez de moi. Si elle sait que je suis sa maman et que je l'aime de tout mon coeur.

Bref, c'est pas toujours simple de se sentir "dépossédée" de ce rôle qu'on a toujours eu...

Passe une bonne journée (malgré mon billet totalement larmoyant x)), je t'embrasse !

Ps : Bienvenue à tous ceux qui arrivent et un énorme bisou à vous tous qui me suivez, ici, sur facebook, sur instagram. Partager avec vous m'aide beaucoup à avancer, à chercher le joli partout <3